Ce matin-là où nous avons quitté San Francisco, il faisait brumeux, frais et humide. C’est avec regret que je quittais cette magnifique ville. Le trajet pour se rendre à l’aéroport m’a paru étrange. Avant de prendre l’avion je voulais absorber le plus possible cet atmosphère, profiter encore des quelques heures avant mon vol. Le temps me paraissait passer trop vite. Non seulement mon retour annonçait la fin de mes vacances, mais avant tout c’était de quitter la Californie, j’aurais tant voulu rester encore quelques jours. Je me souviens parfaitement de certains détails qui peuvent paraitre anodins aux yeux de certains, mais qui pour moi me transporte dans le temps. Le matin que j’ai écrit ce texte, c’était un matin brumeux. La route jusqu’à mon travail me rappelait sans cesse des souvenir de San Francisco.  Espérant voir un pont rouge jaillir de la brume, je vis simplement le pont de Québec.

L’odeur de l’eau salée nous rappelle que nous près de la mer, le vent frais nous rappelle que le pacifique est froid, mais le soleil nous rappelle que nous sommes en Californie. C’est avec mon appareil photo au cou que j’ai gravi des côtes comme jamais je ne l’ai fait. Pour avoir la plus belle vue, il faut faire quelques sacrifices. Mes sens étaient tous en éveil, mes yeux voulaient tellement tout voir que je finissais par oublier la douleur qui tenaillait mes pieds. Les couleurs pastel des bâtiments, les odeurs émanant des kiosques de nourriture, le goût des plats de poissons frais, à chaque coin de rue un de mes sens était appel. Je voulais tout goûter mais mon estomac s’y refusait, je voulais marcher toutes les rues, mais mon corps subissait la fatigue à l’arrivé du soir. Il fait ni trop chaud ni trop froid, c’est une température idéale. Tous les soirs, à une plage près du fisherman’s warf j’ai regardé le coucher du soleil sur le Golden Gate (Cela permettais à mes pieds de ce remettre un peu, pendant quelques minutes) toutes les fois j’ai eu la sensation qu’il était différent de l’autre jour. Chaque journée m’apportait d’avantage de bonheur, avec mon conjoint et mon ami, nous avions prévu de faire un secteur différent de la ville par jour, Les transports en commun sont accessible facilement. Les tramways nous permettent de voyager d’un bout à l’autre du centre-ville.  Il ne faut pas oublier qu’à l’extérieur de la ville, il se trouve de merveilleuse richesse.

C’était environ à 45 minutes de la ville, Muir Woods, une forêt habité par de grand séquoia. L’expédition fut brève, environ une heure trente, mais elle m’a permis d’entrer plus profondément dans le silence de la nature. Le bruit des pas étaient étouffé par les brindilles au sol, le soleil était à peine visible. Entouré par des troncs d’arbres géants, on se sent petit. Lorsque l’on lève les yeux au ciel, et que l’on constate l’immensité de ces végétaux, on ne peut que leur devoir du respect et de l’admiration. En plus de leur hauteur, la largeur de ceux-ci est remarquable. De petite plantes essaient de faire leur place au sol, mais rare sont les rayons du soleil, malgré cela, les trèfles sont verdoyant les fougères éclatantes.

Alcatraz, prison autrefois, mais aujourd’hui lieu touristique. Je n’osais pas visiter l’ile, par peur qu’elle soit trop touristique et qu’elle manque d’attrait. Contrairement à mes attentes, cette visite fut très enrichissante. Lors de notre arrivé sur l’ile, on nous remet un casque d’écoute et un petit moniteur. Les moniteurs sont disponibles en plusieurs langues et disent tous la même histoire. Cette histoire en question, c’est la vie d’un prisonnier à l’époque où celle-ci était en activité. Il nous dirige à divers endroits dans le bâtiment principal. On apprend des tentatives d’évasion, des bagarres et leurs quotidiens. Notre visite se continue également du côté des gardiens, leur vie, leur famille, la dur réalité de l’isolement sur l’île. L’île est aussi un refuge pour certains oiseaux qui viennent y faire leur nid, et aussi lieu de culture de certaines plantes. La visite est pour tous les goûts et m’a bien impressionné.

Lors de notre dernière journée, la ville commençait à s’animer, j’aimais bien regarder le quotidien des habitants; des messieurs en habit allant porter leur chien à la garderie pour toutou, des dames se rendant au travail en jogging, des autos envahissant les routes. C’était ce matin-là que la brume écrasait la ville, on était debout sur le bord  de notre hôtel à attendre la navette. D’un côté j’espérais qu’elle n’arrive pas, mais de l’autre je savais que je devais entrer à la maison. J’envisage retourner en Californie un jours, je sais que mon prochain séjour sera totalement différent de celui-ci, il y a tant à faire.