Road trip aux Iles de la Madeleine

Les Îles de la Madeleine, j’en ai tellement entendu parlé que je devais voir et découvrir ce territoire Québécois si loin.

Un trajet de10 heures de route et de 5 heures en bateau, je dois avouer que c’est long. Nous avons coupé la route en deux : 7 heures la première journée et 3 heures la deuxième. La première journée de route, les chiennes étaient un peu plus excitées que la deuxième et elles restaient éveillées à l’arrière. Je n’avais pas eu le temps de leur faire une grosse promenade avant le voyage. Je peux alors vous conseiller de faire une grosse sortie la journée avant votre trajet pour avoir des chiens épuisés et qu’ils fassent dodo. Avant de partir, il est important de bien vérifier les nouvelles règles concernant la COVID-19 puisqu’elles changent souvent. Pour notre road trip, les papiers étaient prêts et le formulaire rempli un mois à l’avance. 

Un poste de tests de la COVID-19 est positionné à l’entrée de l’Île-du-Prince-Édouard. On n’avait donc pas le choix de faire la file même si nous n’avions pas besoin de passer un test. Nous avons simplement montré notre billet d’embarquement pour le traversier. Il est impossible de prévoir si vous allez perdre beaucoup de temps dans la file, alors soyez d’avance ! Il faut arriver une heure avant le départ du Madeleine II, car les autos doivent être stationnées sur un autre étage du traversier. Si vous arrivez en retard, il est impossible de garantir votre place sur le bateau. Comprenez bien qu’il y en a seulement un par jour.

Le bateau

Le bateau est vraiment luxueux et je ne m’attendais pas à ça sincèrement ! Cependant, les chiens ne sont admis dans aucun espace intérieur. À l’extérieur, ils sont admis sur un ou deux ponts. Leur chenil est en fait des cages en stainless dans un petit endroit serré et sombre, pas chauffé, dont on dirait qu’ils ont converti un garde-robe en chenil… Les chiens peuvent aussi rester dans l’auto, mais nous n’avons pas accès au pont des autos pendant la traversée, il faut être accompagné d’un membre de l’équipage. 

Avant le départ, j’étais assise sur un des ponts extérieurs avec mes chiennes. Honnêtement, je stressais. Il faisait froid, il ventait beaucoup et j’avais de la misère à entrevoir comment j’allais passer 5 heures dehors avec elles. Je ne pouvais pas les laisser dans le chenil. Odyle aurait paniqué et je craignais que Lilo ait le mal des transports. Je lui avais donné une dose de Cerenia qui est un produit similaire à la Gravol, mais pour chien, et c’est disponible sur prescription au vétérinaire. Étant donné que c’était la première fois que je lui donnais ça, je ne voulais pas la laisser sans surveillance longtemps au cas où ça ne fonctionne pas.

Une fois que le bateau est parti, je suis descendue sur un pont au soleil et à l’abri du vent. J’avoue que c’était un endroit où l’accès est interdit aux chiens, mais j’étais dehors et il n’y avait personne sur ce pont. Bref, je suis restée 3 heures à cet endroit avec les chiennes. Pour les 2 dernières heures, j’ai demandé si je pouvais aller porter mes chiens dans l’auto. Il y avait d’autres chiens sur le bateau, et personne n’avait laissé son chien dans le chenil. Tous les propriétaires de chien sont restés dehors avec leur chien. Il y en a un qui avait apporté un sleeping bag pour lui et son chien. Clairement, je n’étais pas la seule à ne pas aimer le chenil. C’est le gros point négatif de ce bateau. Il devrait y avoir au moins une pièce intérieure pour les chiens ! Je ne comprends pas comment le Québec peut être aussi réticent sur la présence des chiens en public… Bref ce serait un long sujet de discussion.

L’intérieur du bateau est vraiment chouette. Il y a beaucoup d’espaces détente (allô un espace pour chien ?!?!?) : une grande cafétéria avec de bons repas chauds, un bar (qui donne sur un pont extérieur) et un café. Le Madeleine II a été conçu en Europe pour faire des traversées entre les Îles Canaries : il est luxueux et contient de nombreuses cabines privées au cas où vous voulez dormir au calme (à vos frais).

Pour ceux qui se demandent si ça brasse beaucoup, ça dépend de la température. En novembre ça brasse généralement plus, mais on a été pas mal chanceux. Pour l’aller, il faisait gros soleil et c’était calme. Lorsqu’on est arrivé proche des Îles, il ventait et il y avait plus de vagues, mais on ne le ressentait pas tant sur le bateau. Au retour, les vents étaient entre 70 et 100 km/h et il y avait beaucoup plus de vagues. Vu que c’était tôt le matin, le mouvement du bateau m’endormait. J’avais laissé les chiennes dans l’auto pour le retour, je savais qu’elles étaient épuisées de nos aventures des derniers jours et qu’elles allaient dormir profondément. J’avais donné à Lilo sa deuxième dose de Cerenia au cas où.

L’ambiance des Îles : mes attentes et la réalité

La traversée en bateau dure 5 heures. Environ une heure avant d’accoster sur les Îles, on commence à apercevoir leur silhouette au loin. Wow ! J’étais tellement étonnée de voir des paysages encore plus hauts, plus escarpés et pas mal plus gros que ce que je croyais.

À notre arrivée, il faisait déjà noir, mais on sentait bien qu’on était au Québec. Il y avait beaucoup de vie aux alentours : des autos sur la route et des maisons illuminées. Après être passé par le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard, on craignait de voir aussi peu de gens sortir. C’était très, très tranquille chez nos voisins canadiens.

Notre hébergement était à Grosse-Île et nous avions environ 30 minutes de route pour nous y rendre. Une grande partie de la route était uniquement des dunes, mais encore là, on voyait signe de vie par les lumières de rues au loin. Ça me rappelait beaucoup Cape Cod en fait. Lorsque l’on regarde du côté de la baie, on aperçoit toujours des lumières au loin. C’est un peu rassurant.

Vous allez rire, mais j’avais cette impression qu’aux Îles on voyait la mer de partout et que tout était « balayé » par le vent du Golfe du Saint-Laurent. Eh non ! C’est bien plus gros et il y a même des forêts.

Notre Airbnb était tout près de la mer. Impatients de sentir l’odeur de la mer et le vent, on est sortis à la noirceur avec les chiennes ! Avec une lampe frontale pour éclairer notre chemin, on s’est rendu à la mer. Dans la noirceur, entendre et voir les vagues apporte quelque chose de mystérieux à l’expérience. Ce sont de belles images que je garde en mémoire ! 🙂

On a visité les Îles d’un bout à l’autre et chaque île a son petit quelque chose. Je ne saurais pas dire laquelle a été ma favorite. Chose certaine, Grosse-Île était parfaite pour nous. Le matin, je pouvais sortir les filles à la plage, libres, sans laisse. On a croisé seulement une personne. C’était idéal pour les dépenser avant de partir à l’exploration en auto. Étrangement, tous les locaux nous disaient : « Oh ! Grosse-Île c’est loin ! ». C’est vrai qu’elle est plus loin que l’Île du Cap-aux-Meules et que le soir on avait hâte d’arriver, mais pour la plage déserte c’était idéal.

Qu’est-ce que l’on fait hors saison aux Îles avec des chiens ?

La plage

Les laisser courir et explorer sans laisse sur les longues plages désertes a certainement été la chose que j’ai préféré faire avec eux. Suis-je la seule à aimer les voir courir et éprouver du plaisir ?

De belles randonnées

Les îles ont des sentiers de randonnée partout qui longent la mer. Parfait pour profiter de beaux plans pour des photos, faire une belle balade et découvrir.

C’est beaucoup de plein air vous me direz. Eh bien ! C’est ça la réalité de voyager avec ses chiens : on passe plus de temps dehors qu’en dedans ! Même si ça fait plusieurs fois que je voyage avec un ou des chiens, j’avais un peu trop sous-estimé l’importance d’un beau Airbnb. Étant hors saison, on ne fait pas qu’être dehors, il fait plus froid et ça fait du bien de passer un peu de temps à l’intérieur.

L’hébergement

Les Îles, c’est le paradis du Airbnb, sauf lorsque vous cochez la contrainte « accepte les chiens ». On descend du Airbnb de rêve au look scandinave au petit logement en demi-sous-sol avec des meubles un peu disparates. Il y a un sacrifice à faire lorsqu’on voyage avec nos poilus et c’est le look. Tristement, peu de gens acceptent les chiens en hébergement locatif comme dans les Airbnb. C’est sûrement par crainte de voir des choses se briser, de déclencher des allergies, ou les propriétaires n’aiment juste pas les animaux.

Je viens de faire le test de réserver par Airbnb différentes semaines au cours de l’été prochain et je trouve seulement entre 3 et 7 Airbnb qui accepte les toutous.

J’ai aussi personnellement réalisé que réserver un demi-sous-sol, c’est risqué. Notre petit 4 et demi était très peu insonorisé et nos hôtes qui étaient au rez-de-chaussée avaient 2 jeunes enfants qui dormaient peu la nuit. Par conséquent, on a très peu dormi nous aussi ! Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous étions à Grosse-Île. Cependant, l’emplacement était certainement parfait pour les chiens. À peine à 200 mètres derrière le Airbnb, nous avions accès à une longue plage.

Les motels

Sur la route, nous avons dormi à Moncton pour l’aller et à Fredericton pour le retour. Heureusement, il y a beaucoup de motels qui acceptent les chiens. Encore une fois, on ne dort pas comme au Château Frontenac, mais ça fait bien l’affaire.